Mauvaise assiette, cerveau en miette ?

Et si notre assiette avait, à elle seule, le pouvoir de nous rendre heureux ?
Si le bonheur ne dépendait pas ,comme ne le croyons de notre vie ou nos actes ,mais plutôt de la composition de notre assiette quotidienne…..

Il n’est pas rare de voir les gens devenir dépressifs suite à une maladie, une souffrance,
ou un choc émotionnel: qu’en est il en réalité? Est ce véritablement la cause du déclin cognitif ?

La nourriture aura-t-elle le pouvoir de tout guérir, et a contrario aura-t-elle le pouvoir de nous détruire, jusqu’à anéantir notre cerveau?

Nous avançons dans un monde de croyances préétablies. Nous prenons souvent pour exemple les anciennes générations, nous appuyant sur des faits dont nous ne comprenons en réalité qu’une infime partie.
Nous sommes souvent persuadés que “ tout était bien avant “ car nous comparons des choses précises de notre vie qui nous arrangent, souvent pour justifier nos mauvais comportements.
“Avant” les enfants disaient bonjour systématiquement face à un adulte, aujourd’hui ils ne savent plus faire… les
enfants de 2023 sont-ils réellement moins polis qu’en 1940? Ou autorisons nous à présent, des choses que les
parents ne pouvaient concevoir?
Nous ne cherchons pas à contrer nos croyances établies, sans doute, par peur . Cette croyance nous réconforte car nous avons grandi avec, et “ c’est comme ca “ depuis toujours.

Il en va de même dans l’alimentation.
Nous avons grandi avec un bol de céréales et du lait au petit déjeuner, c’est forcément bon pour nous. Lorsque
nous conseillons de changer ce repas par une omelette, nous nous interrogeons: “ faire comme les anglais?
n’importe quoi ….” “ croire qu ‘en changeant mon petit déjeuner j’irai mieux, n’importe quoi …cela fait des années que je mange des céréales , mes parents ont fait de même, cela ne peut jouer sur ma santé”.

Depuis des années nous nous interrogeons sur la viande: est ce bon ou pas pour nous?
Certains ont fait le choix de devenir végétariens, qu’en est il pour notre cerveau?
La viande rouge est riche en fer dérivé de l’hémoglobine, la molécule qui transporte l’oxygène dans le sang, et ce fer est facilement absorbable dans notre organisme, il n’en est pas de même pour les épinards qui
contiennent du fer presque inutilisable pour le corps.
Le fer est essentiel pour nos neurones , il n’est donc pas rare d’associer des troubles du QI, autisme avec des carences en fer .
Des études ont montré, qu’une femme enceinte carencée en fer, avait donné un bébé carencé à la naissance,
plus susceptible d’avoir des troubles de l’attention et de moins bonnes performances cognitives.
Pour ceux qui ne peuvent concevoir de manger un animal , il faut alors agir en étant suivi et complémenté afin
de ne pas nier les risques encourus.

Enfin attention à la grande distribution qui peut être encore plus délétère.
Certains composants ( pesticides ) sont très nuisibles pour notre santé: diminution du système immunitaire,
troubles de la fertilité, cancers, troubles neurologiques. C’est pourquoi , il faut consommer de la viande de
bonne qualité en privilégiant les circuits courts/producteurs et connaître leur mode d’élevage. Il serait sans
doute bien plus grave de consommer trop de viandes de mauvaise qualité pour notre santé.

LES ALIMENTS ALLÉGÉS :

Ils se sont implantés partout . Soucieux de notre ligne et de l’obésité, les produits allégés sont devenus nos
amis.


Amis ou ennemis ?


Aucune preuve scientifique n’a été démontrée pour affirmer qu’un produit allégé faisait maigrir. Pourtant 1⁄4 des
français en consomment quotidiennement.
Un aliment est allégé, si sa teneur en nutriment ( sucre ou graisse) est réduite de 25%. Allégé ne veut pas dire
SANS calorie. Savez vous qu’un yaourt allégé au fruit et plus calorique qu’un yaourt nature non allégé?
Pour que le produit soit allégé mais garde de sa saveur, il faut ajouter des épaississants, des colorants et des
conservateurs : des poisons pour notre corps.

EVITER LES GRAISSES ?

Pour avoir un cerveau en pleine forme, le cholestérol et les acides gras sont essentiels.
Et contrairement aux idées reçues, seule une alimentation riche en gras ( pas n’importe lesquelles) peut fournir
tous les apports.
Le cholestérol est bon pour notre équilibre , il ne faut pas en avoir peur, sauf pour les personnes souffrant
d’hypercholestérolémie familiale.
La famille des oméga 3 est primordiale pour notre organisme ( huile de colza, noix, lin, germe de blé, les œufs, poissons et fruits de mer).
Par jour, environ un gramme de cholestérol est nécessaire, mais la moitié est utilisée pour la digestion ou pour
nos hormones. Il n’en reste donc plus assez pour notre cerveau.


De plus, plus nous en ingérons, moins nous assimilons, et moins le foie en synthétise.
Certains scientifiques considèrent que les oméga 3 présents dans l’alimentation sont trop faibles pour diminuer
les risques de maladies cardio-vasculaires, surtout que beaucoup de français n’en consomment déjà pas !
En tant que naturopathe micronutritionniste, je complémente très souvent mes patients en oméga 3.


Carence en oméga 3, conséquences ?

Chez les jeunes enfants cela peut se traduire par une baisse de la
vision et le l’apprentissage.
Les oméga 3 interviennent dans le développement des neurones, leurs zones de connexion. Sans oméga 3 les
neurones meurent. Sa consommation réduirait de 50% la maladie d’Alzheimer en ralentissant la mort des cellules.
Certaines études montrent aussi que sa consommation est importante pour l’hyperactivité, l’autisme, les
troubles de l’attention, les addictions, sans oublier bien entendu les bénéfices sur la santé cardio vasculaires (
voir mon article “je te connais par coeur”)

L’aspartame

Quand j’écris ce mot j’en ai des frissons. Quel est le but de consommer de l’aspartame?
Réduire le sucre présent dans l’aliment ( et non pas le nutriment).
C’est un édulcorant de synthèse et a une saveur sucrée 200 fois plus intense que le sucre.Mais aspartame ne
nourrit pas, ne fournit aucune énergie, et pire, est toxique….
En se digérant il serait probable qu’il provoque “ le stress oxydatif”
Notre cerveau a besoin de sucre , oui oui…
Notre cerveau brûle chaque jour environ 125 grammes de sucre, car il travaille tout le temps même en dormant.
Il a donc sans cesse besoin de ressources pour que nos neurones restent actifs en permanence, d’où l’importance d’une alimentation en index glycémique bas afin de rester sur une constance, et d’éviter les
glucides à fortes doses et d’enlever le sucre au petit déjeuner.
Lorsque la glycémie fléchit, notre concentration diminue.
Il est donc important de consommer du vrai sucre en mangeant des nutriments tout en stabilisant dans notre
journée la glycémie.


Le cerveau


Sa composition :


Le cerveau est composé de neurones et de cellules cérébrales.
Ces dernières ( cellules gliales ) sont essentielles au bon fonctionnement de nos neurones. Sans elles nos
neurones ne pourraient pas communiquer entre eux et aucune information ne serait transmise.
Elles participent donc à nos aptitudes cognitives.
N’oublions pas que les cellules ne peuvent vivre sans oxygène et nutriments, il y a tout de même 16 ooo km de
réseau dans le cerveau !!!!!
Sans oublier la barrière hémato encéphalique de 50 m carré !


Le sucre


Dit précédemment, le cerveau est l’organe qui consomme le plus de sucre et d’oxygène.
S’il manque un de ces deux éléments, les cellules ne fonctionnent plus et meurent .
Les neurones et autres cellules cérébrales sont composées de protéines, glucides et lipides .
Si tous ces apports sont apportés quotidiennement dans notre alimentation, le cerveau et ses connexions sont
optimales .
De plus, toutes les membranes de nos cellules sont composées de graisses, si pas de graisse, pas de
membrane et donc pas de neurones!


Mais que faut-il manger pour un cerveau équilibré?

C’est dans le ventre de la maman puis dès les premières semaines puis à l’enfance que le cerveau est le plus
sensible aux apports alimentaires .

Il lui faudra un nombre suffisant de “briques” = protéines , et de graisses pour constituer les membranes des
cellules.
Une alimentation carencée dès les premières années de vie réduit le quotient intellectuel.
Il faut éviter aussi les pics de glycémie en réduisant les charges de sucres rapides qui sont néfastes pour le
cerveau et entraînent une fatigue persistante .
Si après un repas vous êtes fatigués, c’est que vous avez consommé trop de sucres rapides et que votre
organisme doit détruire ce sucre rapidement.
Le cerveau ne dispose d’aucune réserve d’énergie de sucre ou de graisse, d’où le fait de stabiliser la glycémie
en mangeant des aliments complets.
Le cerveau a donc besoin de sucre mais aussi de fer pour fonctionner. Ce sont les globules rouges du sang qui
transportent l’oxygène jusqu’au cerveau avec l’aide du fer.
Une carence en fer se traduit souvent par un teint pâle, une fatigue, un essoufflement, des problèmes de
concentration et de mémoire. Il faut absorber 15MG de fer par jour.
Le cerveau a aussi besoin d’acides aminés utiles à la fabrication de nos neurones, enzymes et
neurotransmetteurs et de vitamines et minéraux pour rester concentré !
Reste plus qu’à nourrir le cerveau au bon moment! L’estomac ne doit jamais être trop plein ni trop vide.
Pour optimiser votre santé cérébrale ( et pas que) il faut consommer des protéines le matin avec des graisses.
A midi il est préférable de consommer un repas riche en protéines , vitamines et sels minéraux pour rester en
forme et ne pas baisser nos performances cognitives. Le soir, viendront les féculents complets qui favorisent la
synthèse de la sérotonine , puis la mélatonine pour afin d’avoir un sommeil de qualité! Ce n’est pas tout d’être
performants la journée, il faut aussi bien dormir la nuit . Et le sommeil sans une assiette équilibrée n’est pas
possible.

La nourriture émotionnelle

Pour notre cerveau il est important d’avoir nos apports mais il est également important de se faire plaisir . Le
simple fait de penser à un gâteau au chocolat ou à une bonne glace que vous allez partager avec une amie
vous réjouit? Lorsque vous l’aurez mangé vous allez vous sentir apaisé, pourquoi? Au niveau cérébral, notre
comportement alimentaire et nos émotions sont étroitement liés.
Dès la naissance, la nourriture est liée a des émotions dites positives. Le bébé s’apaise au sein de sa mère. Il
en va de même pour nous . Les études montrent qu’une personne sur trois mange davantage lorsqu’elle ne va
pas bien, pour s’apaiser l’esprit . C’est d’ailleurs souvent pour cela que le stress fait grossir.
Un taux élevé de sérotonine améliore l’humeur, raison pour laquelle parfois vous avez une grosse attirance vers
le chocolat en cas de contrariété, ou d’une bonne glace en regardant un film d’horreur.
La simple recherche de plaisir provoque des réactions chimiques dans notre cerveau , et ces derniers sont si
rapides qu’ils peuvent nous soulager d’un stress immense en quelques minutes . Raison pour laquelle nous
pouvons devenir accro à la nourriture .
Le sucre et le gras , la malbouffe calorique , provoqueraient des réactions telles qu’on pourrait les comparer à
une drogue.

Nous sommes naturellement dotés d’un système cognitif et hormonal capable de nous aider à maintenir notre “
poids de forme”, cependant la nourriture sucrée parvient à atteindre ces signaux, raison pour laquelle nous
prenons du poids.


Mais comment contrôler nos pulsions?


Nous ne sommes pas égaux face à nos comportements alimentaires , c’est simplement parce que nous ne
réagissons pas de la même manière face au stress: il y a des facteurs génétiques et environnementaux.
Par exemple, plus une mère donne a manger a son enfant lorsqu’il pleure sans avoir faim, plus l’enfant
assimilera dans son cerveau le lien entre nourriture et émotion. Dés qu’il n’ira pas bien, il aura ainsi le réflexe de
manger .
La clé pour réduire ses comportements est de réduire son stress et surtout de le calmer avec d’autres moyens
que la nourriture ….. facile à dire non? Le sport est parfait pour cela!
Il est courant de voir des femmes surtout, “ accro” au chocolat . Le chocolat aide à  » supporter” nos émotions ,
et traite nos états dépressifs. La partie la plus utile dans le chocolat reste le magnésium, ce qui le rend bon pour
le moral. Attention pas n’importe quel chocolat et pas à volonté!
Dans notre esprit français, le petit verre de vin aurait également un effet “ bonne humeur” notamment pour le
lien social qui en découle . Toutefois, l’alcool reste une catastrophe pour la santé . un petit verre, oui mais pas
plus et pas tous les jours!

Mais quels sont donc réellement les effets d’une bonne alimentation sur notre bien-être ?
La diversité et la Qualité de nos NUTRIMENTS influent sur la composition de nos neurones.
Une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes servira à apporter à l’organisme tous les antioxydants
nécessaires .
Une augmentation de 20G par jour d’oméga 3 réduit de 7% le risque de maladie cardiaque, intéressant non?
En mangeant comme il se doit vous obtiendrez une flore et des intestins en parfaite santé . Vous n’êtes pas
sans ignorer que le microbiote est notre deuxième cerveau. Les intestins et notre cerveau communiquent .
Une modification de la flore intestinale modifie également nos aptitudes mentales !
Alors bien manger pour être intelligent? Oui..
A L’inverse une mauvaise flore serait responsable de la dépression.
Nous savons aujourd’hui que les personnes obèses, ont plus de chances de développer alzheimer et des
dépressions.
Certains psychiatres ont déjà commencé à introduire chez les patients des changements alimentaires pour
modifier leur état émotionnel et à prescrire des probiotiques.

Que faut-il retenir ?

L’intelligence , les performances cognitives, la bonne humeur, se trouvent dans notre assiette.
Pour avoir un cerveau heureux, il faut mieux manger .
Toutes carences, même sur une courte période, altèrent le fonctionnement de notre cerveau.
Dans les grosses lignes vous aurez compris que le cerveau a besoin de fer, de protéines, de graisses, de sucre pour fonctionner correctement.

Il est également important d’assimiler les nutriments aux bons moments de la journée pour optimiser sa santé. Une santé, même cérébrale, se cultive tous les jours.
Un cerveau qui va bien bien, c’est un moral au beau fixe.

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