Il y a des personnes pour qui tout est plus intense : les bruits, les lumières, les odeurs, les émotions, les relations, les douleurs, les mots. Des personnes qui, sans le vouloir, ressentent tout trop fort, trop profondément, trop longtemps. Cette intensité s’appelle l’hypersensibilité.
Loin d’être une faiblesse, elle est souvent une richesse mal comprise. Mais quand on vit avec une maladie chronique, cette sensibilité amplifiée peut devenir un véritable défi, voire un facteur d’épuisement.
Quand le corps parle trop fort
Dans les maladies chroniques (Lyme, fibromyalgie, endométriose, fatigue chronique, SII, etc.), le corps devient un espace où tout s’exprime en grand. Une douleur banale devient envahissante. Une fatigue légère devient paralysante. Une contrariété émotionnelle suffit à faire chavirer un équilibre déjà fragile. ( et croyez moi je sais de quoi je parle)
L’hypersensibilité, souvent présente chez les personnes malades chroniques, agit comme une loupe : tout est ressenti puissance dix. C’est un monde intérieur foisonnant, parfois chaotique, qui vit dans un corps en lutte.
Quand le mental s’emballe
L’hypersensibilité émotionnelle implique un “traitement” plus profond et plus long des émotions. Cela signifie que ce que d’autres « balayent » en une heure, une personne hypersensible peut le ruminer pendant des jours. Et si le corps est déjà affaibli, cette charge émotionnelle peut littéralement faire déborder le vase, voire même réveiller un virus, et pire vous en donner tous les symptômes!
Exemple concret : une remarque mal vécue, une dispute, ou une mauvaise nouvelle peuvent suffire à déclencher une crise, un retour de symptômes, une douleur qui s’amplifie, une montée de l’anxiété ou un découragement profond. Ce n’est pas « dans la tête » : c’est dans tout le corps. Vous suivez? Je suis certaine que vous comprenez, vous lecteurs sans savoir peut-être y poser les mots.
Et si on arrêtait de vouloir « s’endurcir » ?
Le réflexe de la société face à l’hypersensibilité est souvent : « Il faut que tu te blindes », « Tu es trop à fleur de peau », « Tu prends tout trop à cœur ». Mais cette stratégie est inefficace, voire destructrice.
Car on ne guérit pas une blessure en posant une armure dessus. Ce dont l’hypersensibilité a besoin, c’est d’écoute, de douceur, de régulation, de cadre. Elle n’a pas besoin d’être niée ou écrasée, mais d’être accompagnée avec respect et bienveillance.
Et cela est encore plus vrai dans un corps malade, où chaque émotion agit comme une onde qui se répercute jusque dans les cellules.
et si on parlait de la mémoire de l’hypersensible? vous riez ? je suis certaine que vous souvenez de chaque endroit, chaque parole , chaque moment où vous vous êtes senti(e) mal, comme gravé, voir impossible à oublier. Ni pour votre cerveau ni pour votre corps…
Mais alors comment faire?
Pourquoi l’accompagnement émotionnel est essentiel en maladie chronique
Quand on vit une maladie chronique, prendre en charge le corps sans prendre en charge l’émotionnel est une impasse. Le stress, les non-dits, les traumas passés, les conflits internes, les besoins refoulés — tout cela influe directement sur l’inflammation, l’immunité, la douleur.
Accompagner l’hypersensibilité, c’est :
- apprendre à mettre des mots sur ce qu’on ressent,
- poser des limites claires à ce qui nous dépasse,
- s’autoriser à pleurer, à avoir peur, à être fatigué,
- découvrir des outils de régulation émotionnelle adaptés à soi (écriture, respiration, constellations familiales, EFT, naturopathie émotionnelle, etc.),
- se sentir entendu dans sa réalité, sans jugement.
Un nouveau regard sur soi
Accepter son hypersensibilité ne veut pas dire tout subir. C’est choisir de la transformer en boussole intérieure, en indicateur précieux de ce qui est juste ou non pour soi.
C’est aussi reconnaître que la maladie chronique n’est pas que physique : elle est une expérience totale, où le corps et le cœur sont intimement liés. C’est dans cette complexité que peut émerger une autre façon de vivre avec soi, plus alignée, plus apaisée.
Et toi Julie , sans mentir ? raconte
La théorie c’est bien , mais la réalité c’est encore mieux .
J’aime mêler en toute transparence dans chacun de mes articles , un bout de moi , des épreuves, de mes hauts, de mes bas , sans mentir : juste moi !
Je fais partie de ces gens hypersensibles et dernièrement formée en Constellation familiale , mon Formateur Bruno Poignard a dit:
“ Rien que le mot hypersensible, signe déjà un problème, alors que la sensibilité est magique. Et si on commençait par y poser un autre mot positif: Hautement sensible”
Je suis désolée Bruno, je n’ai retenu que cela de la conférence. Ca tournait en boucle dans ma tête pendant deux heures. Mais quelle victoire! quelle phrase pour mon cerveau!
Car Ses mots ont eu une valeur profonde pour moi …Je vous laisse cogiter.
Comment cet atout si précieux, a t il pu être réduit en “ trop”?
Bruno a la capacité de ressentir tout intensément et d’en avoir fait un atout merveilleux dans son accompagnement. C’est juste magique. Et vous savez pourquoi à mes yeux il est absolument formidable? Car il sait s’adapter aux gens tout en captant l’information. Il perçoit, donne, accompagne et transmet. J’ai appris à travers lui tellement , tellement… ( bientôt je vous fais un article sur les constellations familiales)
Je me suis donc empressée de dire ça à mes enfants comme une révélation….
C’était déjà un pas
et concrètement?
Concrètement, ( je rigole en vous écrivant )
Je suis souvent très forte pour comprendre, lire, étudier, mais je l’avoue même si j’ai beaucoup cheminé , il réside encore des failles. Mais c’est sur chacune de ses failles que j’apprends sur moi et pour vous. Donc quand ça m’énerve encore ( merci les copines pour votre écoute) je sais ce qu’il me reste à faire.
ACCEPTER!
J’ai longtemps cherché à changer, à redescendre le niveau, à me taire …
Mais j’ai eu la chance dans ma vie d’adulte de rencontrer enfin “ma “ norme.
On m’attribue souvent cette âme de “ warrior”… Ce n’est pas ainsi que je me définis .
La maladie chronique m’a permis de comprendre chaque mécanisme physiologique et de le vivre dans ma chair.
Ainsi au lieu de vouloir à tout prix remonter mon cortisol , je cherche à le maintenir à niveau. et de ne plus laisser entrer le perturbateur.
Revenons à l’acceptation !
Accepter d’être hautement sensible c’est connaître son corps par cœur , mais aussi s’imposer des limites. Accepter de prendre ce temps pour soi ( qu’on préfère généralement donner à l’autre )…
Accepter que
- une séance d’ostéo vous reduit a neant pour 24/48h
- Que Dormir c’est se réparer , et non une perte de temps
- Que se reposer sans penser ( est ce possible?) c’est sans doute impossible mais trouver des tips pour s’accrocher à l’instant présent.
- Tout le monde n’est pas hautement sensible ( ou ne s’écoute pas sur ce sujet)
- Il est indispensable d’avoir une bouée de sauvetage ( animaux, musique, sport…)
- S’offrir des moments de déconnexion pour dire au corps que c’est possible ( massage, relaxation…)
- Que les plantes sont vos meilleures alliées
- Juste ACCEPTER
Hautement sensible n’est pas une maladie , ca ne ne soigne pas . S’il est mal vécu, il peut l’accompagner pour mieux le vivre et lui redonner sa place.
Souvent les gens hautement sensibles prétendent ne pas accéder au bonheur, à la joie. Parce que pleurer sur une musique dans sa voiture n’est pas un problème si vous l’acceptez.
Le fait de ne pas l’accepter , envoie forcément des ondes et des messages négatifs à votre corps …et baisse chaque jour un peu plus le terrain de santé. ( immunité et autres )
Pas plus tard qu’hier soir , une petite contrariété ma valu 24h de symptômes covid!
Auparavant je ne le comprenais pas , et je n’avais aucun moyen de me sortir de ça..Mais aujourd’hui la maladie de Lyme m’aura permise de comprendre et d’accepter que pour ne plus toucher le fond ( physique et émotionnel) il faudra être accompagné.
Accompagnée par des gens extra ordinaires. ( car ça existe)
Pour moi le meilleur térapeute n’est pas toujours celui qui a le PLUS de connaissances mais celui qui va percevoir ce qui ne se dit pas, qui va sentir les points sensibles, qui utilisera la meilleure approche pour que cela résonne en vous , avec ce que vous êtes, et c’est ce que je mets en place chaque jour du mieux possible pour vous.
Car les gens “hautement sensibles” ont la capacité de “capter” les lueurs , et de redonner la lueur d’espoir…
« Prendre soin de sa sensibilité en l’acceptant, c’est choisir de ne plus se battre contre soi-même, mais d’apprendre à s’aimer avec douceur, même dans les tempêtes » ( et ainsi retrouver un équilibre santé ).
Si tu te reconnais dans ces lignes, que tu vis avec une maladie chronique, de l’hypersensibilité, des montagnes russes émotionnelles ou physiques, n’hésite pas à me contacter. En tant que naturopathe formée à la micronutrition et à l’accompagnement émotionnel, j’accueille chaque parcours avec ses nuances, et je peux t’aider à y voir plus clair et à créer un cadre de mieux-être plus doux, plus stable, plus respectueux de qui tu es au plus profond de toi.



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