« J’ai l’impression d’être ivre alors que je n’ai rien bu »
Vous avez la sensation de marcher sur un bateau ? Votre tête semble flotter dans du coton ? Vous avez parfois l’impression d’être légèrement ivre, désorienté ou déconnecté de votre environnement, alors que tous vos examens reviennent normaux ?
Si cette situation vous parle, sachez que vous êtes loin d’être seul.
Chaque semaine, je rencontre des personnes qui décrivent exactement ces symptômes. Certaines souffrent depuis plusieurs mois, parfois plusieurs années. Elles ont consulté différents spécialistes, passé des examens neurologiques, ORL ou cardiaques, sans qu’une cause claire ne soit identifiée.
Pourtant, ces sensations sont bien réelles et peuvent avoir un impact considérable sur la qualité de vie.
Chez de nombreuses personnes atteintes de maladie de Lyme, de Covid long, d’une réactivation du virus Epstein-Barr (EBV) ou d’un dérèglement du système nerveux autonome, les vertiges chroniques et les sensations d’instabilité font partie des symptômes les plus fréquents.
Vertige, étourdissement ou sensation de flottement : de quoi parle-t-on exactement ?
Le terme « vertige » est souvent utilisé pour décrire différentes sensations.
Le véritable vertige correspond généralement à une impression que la pièce tourne autour de soi ou que l’on tourne sur soi-même.
Mais de nombreuses personnes décrivent plutôt :
- une sensation de flottement ;
- une impression de marcher sur un bateau ;
- une instabilité permanente ;
- une tête légère ;
- une sensation d’ébriété ;
- un brouillard cérébral ;
- des difficultés de concentration ;
- une impression d’être déconnecté de la réalité.
Ces manifestations peuvent être très invalidantes même lorsqu’il ne s’agit pas d’un vertige rotatoire classique.
Des symptômes qui ne viennent souvent pas seuls
Les vertiges chroniques s’accompagnent fréquemment d’autres manifestations :
- fatigue intense ;
- difficultés de concentration ;
- brouillard cérébral ;
- palpitations ;
- essoufflement ;
- hypersensibilité au bruit ;
- hypersensibilité à la lumière ;
- nausées ;
- anxiété inhabituelle ;
- sensation de malaise ;
- troubles du sommeil ;
- faiblesse musculaire ;
- sensation de jambes molles…
Cette association de symptômes constitue souvent un indice précieux pour comprendre ce qui se passe réellement dans l’organisme.
Pourquoi les examens sont-ils souvent normaux ?
L’une des situations les plus frustrantes pour les patients est d’entendre :
« Vos examens sont normaux. »
IRM normale.
Scanner normal.
Prise de sang normale.
Bilan ORL rassurant.
Bien sûr, il est essentiel d’éliminer les pathologies graves. Mais l’absence d’anomalie sur les examens classiques ne signifie pas forcément que les symptômes sont imaginaires ou psychologiques.
Dans de nombreux cas, le problème se situe davantage au niveau du fonctionnement du système nerveux, de la régulation immunitaire ou de l’inflammation chronique qu’au niveau d’une lésion visible sur les examens.
Le rôle de la maladie de Lyme
La maladie de Lyme est connue pour sa capacité à provoquer des symptômes neurologiques très variés. ( et pas que!)
Certaines personnes décrivent :
- des vertiges persistants ;
- une instabilité importante ;
- une sensation de flottement ;
- une hypersensibilité sensorielle ;
- des difficultés cognitives.
Plusieurs mécanismes pourraient expliquer ces manifestations :
- inflammation du système nerveux ;
- atteinte des nerfs impliqués dans l’équilibre ;
- perturbation du système nerveux autonome ;
- altération de la circulation sanguine cérébrale.
Chez certains patients, les vertiges représentent même l’un des symptômes les plus handicapants de la maladie.
Le virus Epstein-Barr (EBV) : un acteur souvent sous-estimé
Le virus Epstein-Barr est surtout connu pour être responsable de la mononucléose infectieuse.
Cependant, après l’infection initiale, il reste présent à l’état latent dans l’organisme.
Chez certaines personnes, notamment lors de périodes de stress important, d’épuisement ou de dérèglement immunitaire, le virus peut se réactiver.
Cette réactivation est parfois associée à :
- une fatigue écrasante ;
- un brouillard cérébral ;
- des ganglions persistants ;
- une hypersensibilité sensorielle ;
- des sensations vertigineuses.
- un raclement de gorge…
L’inflammation chronique induite par cette activation immunitaire pourrait contribuer à perturber le fonctionnement du système nerveux et à générer ces symptômes inhabituels.
Le Covid long et les troubles de l’équilibre
Depuis la pandémie, les consultations pour vertiges chroniques ont considérablement augmenté.
De nombreuses personnes atteintes de Covid long décrivent :
- une sensation d’ébriété ;
- des étourdissements ;
- une fatigue extrême ;
- des malaises ;
- une aggravation après l’effort.
Les recherches suggèrent plusieurs mécanismes possibles :
- neuro-inflammation ;
- dysfonctionnement du système nerveux autonome ;
- activation mastocytaire ;
- atteinte des petits vaisseaux sanguins ;
- perturbation de la régulation cardiovasculaire.
Ces mécanismes peuvent parfois persister plusieurs mois après l’infection initiale.
Le système nerveux autonome : le grand oublié
Le système nerveux autonome contrôle automatiquement des fonctions essentielles :
- fréquence cardiaque ;
- pression artérielle ;
- digestion ;
- respiration ;
- température corporelle.
Lorsqu’il fonctionne correctement, nous n’avons même pas conscience de son existence.
Mais lorsqu’il se dérègle, les conséquences peuvent être nombreuses :
- vertiges ;
- palpitations ;
- fatigue ;
- malaise en position debout ;
- brouillard cérébral ;
- intolérance à l’effort.
C’est ce que l’on appelle parfois une dysautonomie.
Chez certaines personnes, ce dérèglement prend la forme d’un syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS), fréquemment observé après certaines infections virales.
Histamine et activation mastocytaire : une piste méconnue
Une autre piste de plus en plus étudiée concerne les mastocytes.
Ces cellules immunitaires libèrent différentes substances, dont l’histamine.
Lorsque cette libération devient excessive, les symptômes peuvent être très variés :
- vertiges ;
- palpitations ;
- bouffées de chaleur ;
- anxiété ;
- troubles digestifs ;
- fatigue ;
- brouillard cérébral.
Certaines personnes remarquent d’ailleurs une aggravation de leurs symptômes après certains aliments riches en histamine ou lors de périodes de stress important.
Pourquoi les symptômes s’aggravent-ils après un effort ?
De nombreux patients rapportent une aggravation après :
- une activité physique ;
- une journée chargée ;
- un stress émotionnel ;
- un manque de sommeil.
Ils peuvent parfois se sentir relativement bien sur le moment puis connaître une aggravation importante plusieurs heures ou plusieurs jours après.
Cette réaction pourrait être liée à :
- une dette énergétique cellulaire ;
- un dysfonctionnement mitochondrial ;
- une neuro-inflammation persistante ;
- un dérèglement du système nerveux autonome.
C’est un phénomène particulièrement fréquent dans le Covid long, mais également observé chez certains patients atteints de Lyme ou de réactivation virale chronique.
Le rôle des cervicales et de la mâchoire
Les cervicales et l’articulation temporo-mandibulaire participent activement à notre perception de l’équilibre.
Des tensions importantes dans ces zones peuvent parfois contribuer à :
- une sensation de déséquilibre ;
- des vertiges ;
- des céphalées ;
- une sensation de flottement.
Cela ne signifie pas nécessairement qu’elles sont la cause unique des symptômes, mais elles peuvent constituer un facteur aggravant chez certaines personnes.
Quelles pistes explorer ?
Chaque situation est unique et nécessite une évaluation individualisée.
Selon le contexte, il peut être pertinent d’explorer :
- le fonctionnement du système nerveux autonome ;
- l’existence d’infections chroniques ou de réactivations virales ;
- les déséquilibres immunitaires ;
- les troubles liés à l’histamine ;
- l’état nutritionnel ;
- la qualité du sommeil ;
- la gestion du stress ;
- l’état inflammatoire général.
L’objectif n’est pas de rechercher une cause unique, mais de comprendre l’ensemble des mécanismes impliqués ( ma passion !)
La sphère ORL : une piste parfois négligée
Lorsque l’on parle de vertiges, on pense souvent au cerveau, au système nerveux ou à la circulation sanguine. Pourtant, l’oreille interne joue un rôle fondamental dans notre équilibre.
Chez certaines personnes, une inflammation chronique de la sphère ORL semble participer aux symptômes. Sinus encombrés, rhinites chroniques, allergies, dysfonctionnement de la trompe d’Eustache ou encore infections répétées peuvent parfois perturber les mécanismes impliqués dans l’équilibre.
Dans ma pratique, j’observe régulièrement que certains patients rapportent une amélioration de leurs sensations vertigineuses après un travail visant à diminuer la congestion de la sphère ORL ou à soutenir le drainage local. Bien entendu, cela ne constitue pas une solution universelle et ne remplace pas un bilan médical lorsque cela est nécessaire, mais cette piste mérite parfois d’être explorée, notamment chez les personnes qui présentent également une sensation d’oreilles bouchées, des sinus encombrés ou des antécédents ORL fréquents.
L’équilibre repose sur une collaboration étroite entre l’oreille interne, les yeux, les cervicales et le cerveau. Lorsqu’un de ces systèmes est perturbé, même légèrement, cela peut contribuer à des sensations d’instabilité ou de flottement.
Pourquoi mes vertiges s’améliorent-ils lorsque mes sinus se dégagent ?
Certaines personnes remarquent un phénomène étonnant : lorsque leur nez se dégage, qu’une sinusite s’améliore ou qu’elles respirent mieux, leurs vertiges diminuent également.
Bien que cela ne soit pas systématique, cette observation est loin d’être rare ( Dans le Lyme c’est même très fréquent)
Notre équilibre dépend de plusieurs systèmes qui travaillent en permanence ensemble : l’oreille interne, la vision, les informations provenant des muscles et des articulations (notamment des cervicales) ainsi que les centres nerveux qui traitent toutes ces informations.
Or, la sphère ORL est intimement liée à ce système d’équilibre.
Lorsque les sinus sont très congestionnés ou que les muqueuses sont inflammées, plusieurs phénomènes peuvent survenir :
- sensation d’oreilles bouchées ;
- mauvaise ventilation de l’oreille moyenne ;
- dysfonctionnement de la trompe d’Eustache ;
- augmentation de la pression dans certaines cavités ORL ;
- inflammation locale pouvant influencer les structures proches de l’oreille interne.
Chez certaines personnes, cela peut se traduire par une sensation de tête lourde, de flottement, d’instabilité ou de vertige.
Cette situation semble particulièrement fréquente chez les personnes souffrant :
- d’allergies chroniques ;
- d’intolérance à l’histamine ;
- d’activation mastocytaire ;
- de sinusites répétées ;
- de Covid long ;
- ou encore d’inflammations chroniques liées à certaines infections.
Dans ma pratique, j’ai souvent observé que des patients décrivaient une amélioration de leur équilibre lorsque la congestion ORL diminuait. Certains rapportent se sentir plus stables après avoir retrouvé une bonne respiration nasale( il y a souvent un gros travail à faire sur la respiration par le nez et non la bouche), après la résolution d’une sinusite ou lorsque leur terrain inflammatoire s’améliore.
Une autre hypothèse concerne l’inflammation globale. Lorsque les sinus et les muqueuses ORL sont enflammés, cela reflète parfois un état inflammatoire plus général de l’organisme. L’amélioration de la sphère ORL pourrait alors s’accompagner d’une diminution de l’inflammation touchant également le système nerveux et les structures impliquées dans l’équilibre.
Enfin, chez les personnes présentant une activation mastocytaire ou une forte sensibilité à l’histamine, les périodes de congestion nasale, de rhinite ou de réactions allergiques s’accompagnent souvent d’une recrudescence des vertiges, du brouillard cérébral et de la sensation de tête dans le coton.
Bien sûr, cette piste ne permet pas d’expliquer tous les vertiges. Cependant, lorsqu’une personne souffre à la fois de troubles ORL chroniques et d’instabilité persistante, il peut être intéressant d’explorer ce lien parfois méconnu entre inflammation des muqueuses, oreille interne et équilibre.
Et le stress, aggrave-t-il les vertiges ?
Lorsque les patients souffrent de vertiges chroniques, ils entendent souvent : « C’est le stress. »
Cette phrase est généralement mal vécue car elle donne l’impression que les symptômes sont imaginaires ou uniquement psychologiques.
Pourtant, la réalité est bien plus complexe.
Le stress n’est pas forcément la cause initiale des vertiges, mais il peut agir comme un puissant amplificateur.
Lorsque nous sommes stressés, notre organisme active le système nerveux sympathique, souvent appelé système de fuite ou de combat. Cette activation entraîne une augmentation de l’adrénaline et du cortisol afin de nous permettre de faire face à une menace.
À court terme, ce mécanisme est utile. Mais lorsqu’il devient chronique, il peut perturber différents systèmes impliqués dans l’équilibre :
- augmentation des tensions musculaires, notamment au niveau du cou et des épaules ;
- hypervigilance sensorielle ;
- perturbation du système nerveux autonome ;
- aggravation des palpitations ;
- augmentation de la fatigue ;
- majoration des troubles du sommeil.
Chez certaines personnes, le stress semble également favoriser l’activation mastocytaire et la libération d’histamine, ce qui peut contribuer à renforcer les sensations de vertige, de brouillard cérébral ou de malaise.
De nombreux patients décrivent ainsi un véritable cercle vicieux : les vertiges génèrent de l’anxiété, l’anxiété augmente la tension du système nerveux et cette tension accentue à son tour les vertiges.
Citons par exemple les vertiges qui reviennent en voiture: hypervigilance, cervicale bloquée, stress de conduire, concentration augmentée:vertiges!
Comprendre ce mécanisme permet souvent de sortir de la culpabilité et d’aborder le problème sous un angle plus global.
Pourquoi mes vertiges augmentent-ils après les repas ?
Certaines personnes remarquent que leurs symptômes s’intensifient après avoir mangé.
Elles décrivent parfois :
- une sensation de malaise ;
- une tête qui tourne ;
- une fatigue brutale ;
- des palpitations ;
- un brouillard cérébral important.
Plusieurs mécanismes peuvent expliquer ce phénomène.
Après un repas, une partie importante de la circulation sanguine est dirigée vers le système digestif afin de permettre la digestion et l’absorption des nutriments. Chez les personnes souffrant de dysautonomie ou de POTS, cette redistribution peut parfois entraîner une diminution temporaire de la perfusion cérébrale et provoquer des vertiges ou une sensation de faiblesse.
Chez d’autres personnes, certains aliments riches en histamine ou favorisant sa libération peuvent déclencher ou aggraver les symptômes.
On retrouve notamment :
- les aliments fermentés ;
- les charcuteries ;
- certains fromages affinés ;
- le vin ;
- les conserves de poisson ;
- certains restes alimentaires conservés plusieurs jours.
Enfin, certaines fluctuations de la glycémie peuvent également contribuer à une sensation de malaise après les repas.
Lorsque les vertiges surviennent régulièrement après avoir mangé, il peut être intéressant d’observer les circonstances exactes afin d’identifier d’éventuels facteurs déclenchants.
Pourquoi les supermarchés me donnent-ils le vertige ?
C’est une remarque que j’entends extrêmement souvent.
Certaines personnes se sentent relativement bien à l’extérieur ou à leur domicile mais voient leurs symptômes apparaître dès qu’elles entrent dans un supermarché, un centre commercial ou un magasin très éclairé.
Elles décrivent alors :
- une sensation de flottement ;
- une impression d’instabilité ;
- une fatigue soudaine ;
- un brouillard cérébral ;
- parfois même un sentiment de panique.
Ce phénomène n’est pas rare.
Pour maintenir notre équilibre, le cerveau analyse en permanence les informations provenant :
- de l’oreille interne ;
- de la vision ;
- des muscles et des articulations ;
- du système nerveux.
Dans un supermarché, ces informations deviennent particulièrement nombreuses :
- éclairages artificiels ;
- mouvements permanents ;
- rayonnages répétitifs ;
- couleurs vives ;
- bruit ambiant.
Chez certaines personnes présentant une hypersensibilité neurologique, une neuro-inflammation, une dysautonomie ou des troubles vestibulaires, cette surcharge d’informations peut devenir difficile à traiter.
Le cerveau doit fournir davantage d’efforts pour maintenir l’équilibre, ce qui peut provoquer une sensation de vertige ou de malaise.
Beaucoup de patients atteints de Lyme, de Covid long, de migraine vestibulaire ou de réactivation virale chronique reconnaissent parfaitement cette situation.
Pourquoi ma tête tourne-t-elle lorsque je me lève ?
Si vos symptômes apparaissent principalement lors du passage de la position assise ou allongée à la position debout, le système nerveux autonome pourrait être impliqué.
Normalement, lorsque nous nous levons, l’organisme adapte immédiatement la fréquence cardiaque et la pression artérielle afin de maintenir une bonne circulation sanguine vers le cerveau.
Lorsque cette adaptation est insuffisante, différents symptômes peuvent apparaître :
- vertiges ;
- vision trouble ;
- sensation de faiblesse ;
- palpitations ;
- brouillard cérébral ;
- malaise.
Ce phénomène est parfois observé en cas :
- de déshydratation ;
- de fatigue importante ;
- de dysautonomie ;
- de syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS) ;
- après certaines infections virales.
De nombreuses personnes atteintes de Covid long, de Lyme ou de fatigue chronique décrivent ce type de symptômes au quotidien.
Quand faut-il consulter rapidement ?
Même si les vertiges chroniques sont souvent liés à des mécanismes fonctionnels, certains symptômes nécessitent une prise en charge médicale rapide.
Consultez sans attendre si les vertiges s’accompagnent de :
- faiblesse ou paralysie d’un bras ou d’une jambe ;
- difficulté à parler ;
- perte brutale de la vision ;
- trouble soudain de l’équilibre inhabituel ;
- douleur thoracique importante ;
- perte de connaissance ;
- maux de tête brutaux et inhabituels.
Ces situations nécessitent une évaluation médicale urgente afin d’écarter une cause potentiellement grave.
Ce que j’observe dans ma pratique de Naturopathe
Au fil des années, j’ai accompagné de nombreuses personnes souffrant de Lyme, de Covid long, de réactivations virales chroniques.
Effectivement ces sujets sont devenues une passion car vous le savez que j’ai été touché moi même.
Ce qui me frappe le plus, c’est que beaucoup de ces patients décrivent exactement les mêmes sensations : marcher sur un bateau, avoir l’impression d’être ivres sans avoir bu d’alcool, se sentir déconnectés de leur environnement ou vivre avec un brouillard cérébral permanent.
Sans le savoir les gens utilisent les mêmes expressions.
La mienne était plutôt d’avoir l’impression de « marcher sur des oeufs » ou de m’enfoncer dans la sol a chaque pas ».
Très souvent, leurs examens médicaux sont rassurants. Pourtant, leurs symptômes sont bien réels et peuvent devenir extrêmement invalidants.
Avec le temps, j’ai constaté que ces manifestations sont rarement liées à une seule cause. Elles résultent généralement d’une combinaison de facteurs impliquant le système nerveux autonome, l’inflammation, les infections chroniques, le sommeil, le stress, l’histamine et la capacité de récupération de l’organisme: ce qui fait qu’on ne peut pas faire taire ce symptôme en 48H.
De ce fait vous comprendrez bien pourquoi dans cet article je ne peux vous faire une liste de « choses qui marchent ».
C’est pourquoi seule une approche globale et individualisée est souvent nécessaire pour retrouver progressivement un meilleur équilibre.
Le chemin est parfois plus long que prévu, mais il existe des pistes concrètes pour avancer.
Bien sur dans cet article nous n’avons pas mentionné la place du traumatisme dans vos vies et les conséquences , mais en consultation nous allons très loin lorsque vous êtes d’accord , afin que vous compreniez , que même si cela sera long, tout est possible.
Car comprendre, à mes yeux c’est déjà commencer à guérir.



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